Seul et moi

Hello!
En panne sèche sur miss déprime3 je commence un nouveau livre ^^" (je sais c'est chiant pour moi aussi) et je vous met donc un petit résumé: Le livre s'appelle sois "Seul et moi" sois "je suis prohibé" sois "Un jour de trop" donc je vais voir:

XXX a un jour de trop. Elle est née un jour après le vote de la loi noire qui consiste à interdire les naissances pour réguler la population. Les enfants qui ne sont pas effacé lors des nombreuses rafles sont appelés des repris de justice. XXX est de ceux là. Pour sa sécurité on cacha son existence à tous le monde y compris elle-même et elle vécu chez ses tantes. Mais lorsque XXX apprends la vérité elle doit fuir. A Genève elle rencontre Joseph, qui n'a qu'une idée en tête: partir pour les États-Unis, les États libres... Commence alors une course contre la mort et le temps sur un bateau voguant vers l'Amérique

Seul et moi

# Posté le samedi 14 novembre 2009 14:54

Modifié le samedi 21 novembre 2009 11:02

I got a rock and roll life

I got a rock and roll life
Prohibée et Morte Née

Loi du 02 décembre votée lors de l'assemblée noire:
Les naissances sont désormais interdites et prohibées pour le bien de la population et pour éviter ainsi la sur-population.
Un enfant né après le 03 décembre ce verra immédiatement repris de justice et effacer du système.
Cette loi prends effet le 03 décembre.

Je suis née le 04 décembre. A 12h07 précisément. Et j'ai commencé ma vie de la manière la plus étrange: je suis morte. Pas comme vous l'entendez, genre, dans une tombe. Non, pour tout le monde et sur mon livret de naissance il est écrit en lettre capitale «prohibé».
Je suis née un jour après le vote de la nouvelle loi. Je n'ai de toute façon jamais eu de chance depuis le début si j'en juge par le fait que je ne suis pas sencé exister.
Mais contrairement aux autre gosses de mon genre je vis. Quoi qu'en disent les autres. Ça se passa en silence, on m'emmena dans un lieu sur où personne ne vint me chercher. Pour mon bien et ma propre sécurité on cacha que je survécu à mes propres parents. Ainsi personne ne sus jamais qui j'étais et on me fabriqua un faux acte de naissance sur lequel il était dit que j'étais née le 29décembre. Quelques jours ça ne se voyait pas vraiment.

Je grandis (vivant chez mes tantes homo sexuelles qui m'élevaient comme leur fille) malgrès l'interdiction et c'est à l'âge de 11ans que j'appris la vérité. J'étais fière, très. D'être une de ces rebelles, une épine dans le gros orteil de la société. Je me pavanais, restant pourtant silencieuse car c'était le voeu d'une de mes tantes. Mais un jour je commis la plus grosse erreur de ma vie. Je dévoila mon secret à une seule personne que je croyais digne de confiance: ma meilleure amie Jeanne. Elle jura de garder le secret dans la tombe mais le lendemain à peine, je rentrais de l'école fière de mes bonnes notes. Et au lieu de trouver mes tantes je ne vis que leurs cadavres. Ce fut ma première expérience de la mort. Tant d'autre s'en sont suivis.

Depuis ce triste jour je ne parla plus de mes origines, tentant même de les oublier. Je fuis loin. Pour que mon passé ne me rattrappe pas. Dans une école Jésuite pour orphelins. J'y resta jusqu'à mes 16 ans, ma majorité. J'ai toujours sus qu'on m'enverrai un signe le jour où il faudrait que je ressorte de mon trou. Ce jour vint alors qu'on retrouva ma trace. Je le sus parce qu'ils eurent l'infirmière du pensionnat. Qui s'occupait souvent de moi parce que je me battais souvent, défendant mes opinions et ma liberté d'expression.

Je partis pour Genève. Et c'est à Genève dans un lycée français que je rencontrais Joseph. C'était mon compagnon de bagne. Mon frère de douleur. Il avait le teint pâle et un fort accent anglais. Il était d'Alabama. Des Etats-Unis. Les états de la liberté comme on les appelés. Parce qu'ils étaient indépendants. Totalement. Et c'était comme si c'était une autre planète depuis que les frontières étaient fermées. Joseph m'apprit qu'il voulait rentrer chez lui. Et il me suggéra même de l'accompagner. C'était devenu notre rêve.

# Posté le samedi 14 novembre 2009 15:23

Modifié le lundi 16 novembre 2009 10:55

Born In The USA nower!

Le Passé


Joseph décrocha son diplôme un an avant moi. Parce qu'il avait un an de plus. Il travailla donc pour acheter le bateau que nous voulions. Nous n'en voulions qu'un. La perle rare. Le seul qui serait capable de nous emmener là-bas et de nous faire passer le barrage. Le bateau c'était notre idée à tous les deux parce qu'on est aussi bien l'un que l'autre des mordus de voile. On connais tous bien qu'il est une meilleure experience que moi vu qu'il faisait du 470 régulièrement sur le lac de Genève.
Un an passa et j'eus mon diplôme. Et alors qu'un soir nous étions tous deux dans ma chambre, ils me retrouvèrent. Je sus qu'ils arrivés. C'est peut-être dut au fait que je l'ai connais maintenant. Et que je sais comment ils opèrent. J'ai pris Joseph par la main et nous avons courru sur les quais pour nous cacher sur les docks. Mais j'entendais leur respiration derrière moi et Joseph ne voulais pas s'arrêter de protester. Une main glaciale de posa sur mon épaule et, prise de panique je poussais un cri. Mais la main de déplaça et vint couvrir ma bouche. Je lacha Joseph pour qu'il se sauve mais il se fit chopper par un autre type qui le plaqua au sol.

L'homme qui me tenait chuchota alors à mon oreille de la voix la plus atrocement calme du monde:
- Chut petit bébé. N'aie pas peur. En une seconde se sera finnit. Tu es un petit bébé du 04 hein?
J'ochai la tête, terrifiée parce que je savais ce qu'il allait me faire.
- J'aime bien ce jour et tu m'as l'air simpa. Alors mal grès le fait que tu nous fait courir depuis 17ans, je vais te faire un cadeau.
Il posa ses lèvres glaciales sur mon cou et soupira.
- Tu peux choisir ta mort petite bébé.
Je ne parvenais pas à réfléchir et je ne pouvais pas me débattre. L'idée de perdre comme ça Joseph et mes rêves m'était insuportable. Quand il vit que je ne pouvais rien faire il rit, d'un rire horriblement séduisant et glacial comme toute sa personne. Il vint se plaçer devant moi, gardant ses mains autour de ma taille comme si nous nous connaissions depuis toujours. Et c'était vrai, nous nous connaissions. C'était mon cauchemer, mon enfer et en même temps mon être complémentaire. Il posa alors délicatement ses lèvres délicieusement rouges du sang de toutes ses victimes sur les miennes et il me repoussa. Délicatement. Si délicatement que je m'en rendis à peine compte. Je tombais dans les limbes. Dans l'eau paralisante. Il me regarda m'enfonçer dans l'eau avec un sourir triste et des larmes dans les yeux. Comme si j'allais lui manquer. Et puis je ne sais plus très bien, c'était comme si je ne voulais plus vivre, comme si ma raison était partie, tout simplement. Je ne me débattis pas et je me laissa juste couler. Des disparitions se produisent. Les souffrances se dissipent. Le sang cesse de couler. Et les gens s'évaporent. J'ai encore tellement de chose à dire. Tellement plus. Mais je disparais.

Quelqu'un me sortit pourtant de l'eau et me traina quelque part. Ça fesait beaucoup d'insertitude. Je fis pourtant l'effort d'ouvrir mes yeux vitreux. C'était Joseph. Et il me contemplais avec un regard mi-effrayé mi-inquiet. Je fis mon possible pour le rassurer avec un sourir peu convainquant. Il en fut dupe:
- Tu es du 04 décembre?
- Oui.
- Alors tu es une reprise de justice?
- Oui.
C'était tous ce dont j'étais capable de dire.
- Wow! Tu es... C'est super, depuis que je connais leur existence je jure d'en connaître un et là c'est toi!
- Je ne te dégoute pas?
- Pas du tout.
- Je t'ai mentis
- T'as pas mentis, tu l'as juste pas dit.
- C'est un mensonge par omission.
- Rien à battre! Je vais aller aux Etats Unis avec une reprise de justice. Dingue!
Je souris. Il voulais toujours que j'aille avec lui. Et cette fois-ci j'étais plus déterminé que tout à me battre pour ma vie. Et pour celle des autres.
Born In The USA nower!

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 08:20

Modifié le lundi 16 novembre 2009 10:54

Nobody Like You (U)

Nobody Like You (U)
Retarder L'échéance


Ne voulant pas plus retarder notre départ nous avons repoussé notre bateau dans l'eau au beau milieu de port et de la nuit. Puis nous sommes partis. Sans prononcer une parole, tourner vers la terre que nous connaissions si bien, nous fesions nos adieux à notre ancienne vie. Puis, Joseph se retourna vers notre futur et sans prononcer une parole je vins m'assoir à ces cotés. Près de la barre. La voute céleste s'éternisait au-dessus de nos têtes et tous ceci semblait infini et irréel. Au bout d'un moment je me mis à parler. Librement. Depuis tant d'années. Je ne me mentais plus et je ne me cachai plus.
- Quand mes tantes sont mortes j'ai cru pouvoir enterrer mon passé et réussir à l'oublier. Mais je me trompai. Où que j'aille je serais toujours une reprise de justice. On ne change pas ce qu'on est.
- C'est vrai. Ton passé peut te rattraper et tu ne peut pas le changer. Mais tu peut changer ton futur. Il est entre tes mains. C'est le choix que tu fais qui fait de toi ce que tu es.
- Mais je ne sais pas ce que je suis.
- Tu es une reprise de justice. La seule et l'unique qui puisse encore faire bouger les choses. L'endroit et la date à laquelle tu es née ne fait pas de toi ce que tu es. Contrairement à tous ces trous du cul qui passeront leurs journées à se demander à qui ils servent, toi tu le sais déjà.
- Vraiment?
- Oui. Tu es là pour faire bouger les choses. Tu peux donner une vie aux autres repris qui attendent que quelqu'un leur donne une voie. Tu es toi.
Incapable de dire autre chose, j'essayais de lui faire comprendre ce qu'il représentais pour moi. Je porta simplement ma main à mon c½ur. Joseph sourit et se mit à fredonner un air. Notre chanson préféré à tous les deux: Open your eyes de sum 41.
Et nous restâmes là, sous les étoiles jusqu'à ce que le jour se lève.

Je ne me suis pas fait réveiller par le bruit des vagues ou encore par le hurlement du vent. C'est une mouette qui me réveilla. Sans doute la dernière que l'on verra avant longtemps. Elle était perchée sur le bord du bateau et elle me contemplait avec un air malin et presque intelligent. Je la regardais avec intensité, comme si je m'attendais à ce qu'elle me dise quelque chose, nimporte quoi. Au lieu de ça, elle inclina la tête et s'envola. Je la vis disparaître derrière un nuage. Jospeh posa ma main sur mon épaule et me dit:
- Fais-toi au temps.

Nous écoutions les rolling stones accoudés au bastingage. On se laissa porter par la musique sachant bien qu'ici personne ne nous dirai de la fermer. On chanta jumpin' jack flash à plein poumon. Et à la fin de la chanson on s'écroula de rire tellement on se sentait con et en même temps heureux. Avec Joseph je me sens moi, pas comme une fille qui as un jour de trop mais juste comme il faut. On se comprends, on a même pas besoin de dire ce qu'on a à dire, on le ressent dans notre chair.

- Tu connaissais le mec qui t'as agressé hier?
- Un peu.
- Dis m'en plus.
- Un peu c'est pas clair?
- Pas vraiment. Tu l'as déjà rencontré?
- Je ne sais pas. Oui et non.
- Exprimes toi.
- Il a tué mes tantes. Et sans doute l'infirmière de mon collège.
- Petit con.
Il n'avait pas dit «je suis désolé» comme tout le monde, et ça me plaisais assez.
- Et pourtant je l'aime. Et il m'aime. Et je le déteste. Et il me déteste. Et pourtant je sais qu'on ne peut pas vivre l'un sans l'autre.
Ce fut tout. Nous restâmes là, à nous faire bercer par les vagues dans l'immensité d'eau. Nous étions seuls. Seuls et la mer.

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 08:59

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 14:45